L’OCNI de la semaine : Une pharmacie qui délivre…des poèmes

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A Bishop’s Castle, dans le Shopshire, en Angleterre, deux enseignants viennent d’ouvrir la première « Poetry Pharmacy ». Dans cette officine, imaginée pour soigner les « maux émotionnels », les anti-dépresseurs ont été remplacés par d’étonnantes prescriptions poétiques.

Deborah Alma et James Sheard croient au pouvoir thérapeutique des mots. Ces deux professeurs, qui enseignent l’écriture à l’université de Keele, au nord de Birmingham, viennent en effet d’ouvrir un commerce des plus atypiques : une pharmacie, où l’on ne trouve pas le moindre médicament ou autre substance chimique mais des pilules renfermant des extraits de poésie. « Hope pills », « Happy pills », « Broken heart pills », « Insomnia pills, « Internet addiction pills», « Carpe diem pills»… Les clients peuvent trouver à la « Poetry Pharmacy » un remède poétique aux maux les plus courants. « Nous pensons que la poésie peut faire beaucoup pour améliorer ou modifier un état d’esprit, qu’elle peut aider de bien des manières à conserver une bonne santé mentale. La Poetry Pharmacy est un moyen pour nous de rendre visibles les effets thérapeutiques de la poésie, en mettant l’accent sur le bien-être et l’inclusion », explique Deborah Alma au site ActuaLitté . Ce commerce hybride propose également une sélection de livres, de la papeterie, des petits cadeaux, mais aussi un salon de thé, où l’on peut déguster un délicieux Earl Grey.

 

 

A la rencontre des clients

La « Poetry Pharmacy » fait partie de ces commerces totalement incarnés par ses fondateurs. Passionnés d’écriture et de poésie, Deborah Alma et James Sheard sont aussi pleins d’empathie pour les êtres sensibles et vulnérables qu’ils peuvent croiser. Ils n’hésitent pas à tisser un lien direct avec leurs clients, à la recherche de thérapies alternatives. Tous les vendredis, il est ainsi possible de prendre rendez-vous pour une consultation gratuite, à l’issue de laquelle une prescription poétique ciblée est délivrée.

 

Avant l’ouverture de sa « Poetry Pharmacy », Deborah Alma officiait déjà depuis 7 ans comme « poète d’urgence », sillonnant le pays au volant de son ambulance vintage, allant à la rencontre de ses patients dans les hôpitaux, les centres de soins mais aussi les bibliothèques, les écoles ou encore les festivals.

 

Dans un monde bientôt saturé de digital, où les clients sont en quête de relations plus humaines au sein de boutiques physiques, Deborah Alma et James Sheard semblent avoir déjà tout compris.

 

Mais ce parti pris n’empêche pas les deux enseignants de communiquer sur les réseaux sociaux ! Totalement dans l’ère du temps, ils savent cependant se prémunir contre l’une des grandes afflictions de notre époque, grâce à leurs pilules … contre l’addiction numérique.

 

 

Thierry Strickler, Retail Market Intelligence Lead chez Altavia.