Portrait de collaborateur

À la rencontre d’Alex Tréma

À la rencontre d’Alex Tréma 1200 1138 Altavia

Si Alexandre Guénon est connu chez Altavia Paris comme Responsable Achats MD, il l’est un peu moins sous son nom d’artiste : Alex Tréma, pochoiriste urbain, reconnu dans le milieu du street art, depuis maintenant 7 ans. Rencontre avec un globe-trotter généreux, qui offre son art dans la rue, à qui sait lever le bout du nez.

Comment avez-vous découvert le pochoir urbain ?

L’oeuvre grand format « Art Is Me / Dali » d’Alex Tréma

J’ai toujours pratiqué des activités artistiques, à côté de mon travail. J’ai dessiné des meubles et en ai produit quelques-uns ; j’ai également fait de la peinture. De manière générale, j’ai toujours été attiré par l’art urbain. Et il y a sept ans, j’ai découvert la technique du pochoir.

 

Tous les deux ans, pour son anniversaire, j’emmène mon fils à l’étranger, à la découverte d’une nouvelle ville. Pour ses 14 ans, nous sommes allés à Berlin. J’avais réservé un street art tour, dont la dernière étape était un atelier pochoir. Cela m’a beaucoup plu.

 

Parallèlement à cette découverte, pour mes 40 ans, je me suis offert une œuvre de l’artiste lillois Mimi The Clown. Nous avons fait connaissance et gardé contact. Lorsque je lui ai fait le récit de ma rencontre avec le pochoir urbain, il m’a lancé « Et pourquoi tu n’essaierais pas ? ». J’ai immédiatement repoussé cette idée, persuadé que je n’obtiendrais aucun résultat. « Au pire, si c’est raté, tu remets du blanc et tu recommences ». Sa phrase m’a beaucoup marqué et m’a libéré.

 

 

Qu’est-ce qui vous plaît tant dans cet art ?

C’est une technique assez accessible : on peut choisir de faire un texte ou un visage en une seule couleur et cela dégagera déjà quelque chose d’intéressant. D’ailleurs, le fait que le résultat ne se révèle que lorsqu’il est trop tard, que tous les pochoirs ont été découpés et peints, me plait aussi beaucoup.

 

 

De retour de Berlin – et sur les conseils de Mimi the Clown – vous vous lancez donc dans le pochoir urbain…

Lorsque mon fils était au lycée, je le déposais en cours le samedi matin et j’allais coller mes pochoirs dans le quartier. Le virus ne m’a plus quitté et j’ai commencé à être un peu reconnu dans le milieu. Huit mois plus tard – en mai 2013 -, à New-York, j’ai lancé le projet « Take Me », qui ajoutait une dimension supplémentaire au fait de seulement peindre et coller dans la rue.

 

 

Sur quel concept repose le projet « Take me » ?

Photo du projet « Take Me New York » d’Alex Tréma

Je réalise, en amont, une peinture originale sur la base d’un pochoir, d’après un format 24x32cm. Je décline l’œuvre en 24 pièces – le pochoir est le même mais la couleur du fond change –. Je range chaque pochoir dans une pochette calque, sur laquelle est écrit « Take me ». Je scotche chacune d’elles dans la rue, sur les murs, les bancs publics, les réverbères… Et les passants qui les trouvent peuvent les garder en cadeau. Ma seule demande s’ils le souhaitent : m’envoyer une photo de leur trouvaille, dans la mise en scène de leur choix.

 

J’ai donc lancé « Take Me » à New-York, en pensant qu’il s’agirait d’une expérience unique. Durant 9 jours, j’ai posé des pièces, au gré de mes évolutions dans la ville. Et dès le premier jour, j’ai reçu le mail d’une jeune femme fan d’art urbain, ravie d’avoir trouvé l’une de mes pièces. Au moment de repartir, sur les 24 pièces, 8 retours m’étaient parvenus. Une fois rentré à Paris, j’ai eu très envie de retenter l’expérience.

 

 

Et en effet, depuis, vous n’avez jamais cessé vos escapades artistiques

Depuis mai 2013, j’ai offert 800 pièces dans la rue et reçu 180 mails en retour. J’ai visité 13 pays, 3 continents, 25 villes. J’ai déjà eu un retour 4 ans après l’édition de Barcelone ! Et une pièce, trouvée à Paris a été rapporté et prise en photo à Melbourne, en Australie. Certaines œuvres sont détruites par la météo, d’autres ne sont peut-être pas aimées et jetées, mais cela fait partie du projet.

 

La dernière destination où le projet « Take me » a élu domicile ? La Rochelle, où j’ai parcouru 36 kilomètres en deux jours et demi !

 

 

Et il y a eu, à deux reprises, la version collective « Take us »

Pour les 1 an et les 5 ans du projet, j’ai en effet décidé d’inviter des artistes de grande renommée et que j’admire beaucoup, comme Speedy Graphito, qui a offert une pièce d’une valeur de 1500 euros. J’ai également sollicité Jacques Villeglé, un grand artiste de 92 ans  à l’origine du mouvement des affichistes, qui a fait don de 22 pièces pour le projet des 5 ans. CharlElie Couture a également participé. De belles signatures, qui ont apprécié le côté très simple et créateur de liens du projet.

 

 

Quelle est la prochaine ville où vous offrirez vos œuvres ?

Direction Madrid, à la rentrée prochaine ! Parallèlement au projet « Take Me », je suis Président de l’association d’art urbain « PARTcours », créée avec Raf Urban et hRLck, en juin 2018. En décembre dernier, avec 25 artistes nous avons ainsi investi un gymnase et reçu la visite de 3700 amateurs d’art, en 22 heures d’ouverture. Le prochain projet aura lieu dans une école maternelle, à Joinville-le-Pont, en octobre 2019. On se voit là-bas ?

 

 

Valérie Gabriel, Fil Rouge : « toujours rester soi-même ! »

Valérie Gabriel, Fil Rouge : « toujours rester soi-même ! » 3004 2778 Altavia

 

Vous la connaissez peut-être, c’est la voix de Fil Rouge, elle s’appelle Valérie !

Depuis 3 ans, Valérie, dite « Valou », est standardiste chez Fil Rouge. Parce qu’elle aime l’accueil et le contact avec les gens, elle adore son métier. Entre répondre au téléphone, l’accueil des visiteurs, l’affranchissement du courrier et la gestion du quotidien de Fil Rouge, elle trouve toujours le temps de rendre service à tous les filrougiens.

 

Valou prend plaisir à travailler chez Fil Rouge grâce à l’esprit famille qui y règne. D’après elle, tous les filrougiens sont ses enfants. Toujours souriante, de bonne humeur, elle nous fait rire surtout quand elle doit parler anglais avec son interlocuteur.

 

 

Son conseil : « Toujours rester soi-même ! »

 

 

Le Raid Amazones : « Une grande leçon d’humanité et d’entraide » pour Sophie Vaux

Le Raid Amazones : « Une grande leçon d’humanité et d’entraide » pour Sophie Vaux 1600 1067 Altavia

 

En octobre dernier, Sophie Vaux participait au Raid Amazones, au Sri Lanka. Une aventure sportive pleine de défis et une expérience humaine forte, qui ont marqué la directrice de clientèle. Rencontre avec une passionnée de sport, toujours prête à sortir de sa zone de confort.

 

Parle-nous un peu de ton parcours professionnel …

J’ai travaillé dans le milieu de la communication, au sein d’une agence, comme chef de pub. Très vite, la gestion de la fabrication et de la production m’a attirée et lorsque, par la suite, j’ai été embauchée pour m’occuper de la fabrication de supports papiers pour le compte de laboratoires pharmaceutiques, ma passion s’est confirmée.

 

Il y a 7 ans, j’ai intégré Altavia In Store, où je me suis occupée de PLV. Une excellente opportunité pour développer la dimension créative de mon travail. Les métiers de la PLV sont très vivants, dynamiques et complets. Nous sommes amenés à travailler sur tous types de matériaux, en prenant en compte un certain nombre de paramètres pratiques, fonctionnels et créatifs. C’est vraiment très enrichissant et stimulant.

 

 

Comment est née ta passion pour le sport ?

Mon arrivée chez Altavia a coïncidé avec le lancement des cours de sport au sein du groupe. Ce fut l’occasion de m’y remettre sérieusement, avec Alexandre, un professeur exceptionnel. Et le sport est devenu… une drogue !

 

Puis, lors de vacances à la montagne, mon cousin m’a emmenée courir. Dans un cadre aussi incroyable que la chaîne des Pyrénées et les vignes du Jurançon, comment ne pas apprécier ? J’ai couru 45 minutes lors de ma première sortie ; non seulement j’y avais pris du plaisir mais, en plus, je m’en étais plutôt bien sortie.

 

Lorsque je suis rentrée à Paris, j’ai appelé des amies qui tentaient depuis un moment de me convertir à la course à pied – mais à Paris, cela m’avait toujours paru sans intérêt –. J’ai pris goût à ces sorties, sportives et conviviales.

 

Par la suite, j’ai commencé à faire des petites courses « officielles » chronométrées : « Les boucles du 17e », un parcours de 10 km ; le Paris-Versailles, un circuit de 16 km – sans oublier sa côte mythique – ; la « Course royale », un parcours 15 km dans les jardins du Château de Versailles.

 

Enfin, mon plus gros défi a été de participer au Raid Amazones, au Sri Lanka, en octobre dernier.

 

 

Qu’est-ce que le Raid Amazones ?

C’est une course 100 % féminine et solidaire, dont l’édition 2018 s’est déroulée du 10 au 20 octobre. Elle est composée de deux courses de 16 et 10 km, d’une épreuve de canoë de 15 km, un parcours en VTT de 48 km et une épreuve de Bike & Run de 23 km. Je me suis lancée avec 2 amies, très sportives ; et notre équipe a été sponsorisée par un ami, chef d’entreprise.

 

Nous nous sommes entrainées avec le coach d’Altavia, Alexandre, qui a concocté, pour chacune d’entre nous, un programme d’entraînement personnalisé.

 

 

Le Raid Amazones, c’est l’occasion de sortir un peu de sa zone de confort, n’est-ce pas ?

Sophie Vaux et ses coéquipières

Tout à fait. Participer à cette course, c’est tester ses limites. Et se rendre compte que l’on peut les dépasser, en allant bien au delà de ce que l’on aurait imaginé ! Si les participantes parviennent à relever de tels défis et à décupler leurs forces, c’est en grande partie grâce à l’entraide, la bienveillance et à l’esprit d’équipe qui règnent sur le Raid Amazones.

 

 

Qu’avez-vous particulièrement apprécié lors de cette expérience hors du commun ?

J’ai été très touchée par toutes les manifestations et les initiatives de solidarité. Par exemple, à l’issue du raid, les 2 équipes gagnantes reçoivent un chèque de 1000 euros, reversé à l’association qu’elles ont décidé de soutenir. 2 autres équipes sont tirées au sort et reçoivent également un chèque de 1000 euros. J’ai aimé cet état d’esprit où finalement, même si on ne gagne pas, on peut avoir la chance d’aider son association.

 

 

Chaque édition du Raid Amazones soutient une association locale. Quelle cause a-t-elle été mise en lumière cette année ?

Cette année, le Raid Amazones avait choisi de soutenir l’association Reconstruire et Vivre, créée par une française juste après le Tsunami. L’objectif : reconstruire les maisons suite à cette immense catastrophe.

 

 

Quelle a été ta plus grosse surprise durant le Raid ?

Durant notre entrainement, nous avons pratiqué le canoë sur l’Aisne, près de Compiègne. Mais au Sri-Lanka, nous nous sommes rendu compte que, faire du canoë sur une rivière, c’est une chose et qu’en mer, c’en est une autre !

 

Le paramètre « météo » a également été perturbant. Même si nous avons eu la chance de vivre un été très chaud, qui nous a permis de nous préparer dans des conditions presque réelles, l’expérience au Sri Lanka fut bien plus intense. Nous courions avec 10 degrés supplémentaires et un taux d’humidité situé entre 60 et 80 % ! Tout ceci joue énormément sur le physique.

 

 

Quels ont été les rapports avec la population locale ?

Les amies de Sophie lors du troisième jour du Raid Amazones

Cette année, le raid s’est déroulé dans une zone très peu touristique du Sri Lanka. Une région qui a subi 30 ans de guerre civile, avec lesTamouls, et qui s’est vue désertée de ses habitants. A cela, s’est ajouté le tsunami de 2004, qui a ravagé le peu qui restait.

 

L’objectif du Raid était de permettre à cette région riche d’intérêt, et dans laquelle quiconque peut se rendre en toute sécurité, debénéficier d’une réelle médiatisation.

 

Les locaux sont évidemment peu habitués à côtoyer des touristes. Alors 270 femmes courant et faisant du VTT à travers leurs rizières, vous pouvez imaginer leur surprise et leur amusement ! Ils se sont montrés très curieux et intéressés par nos exploits.

 

 

Avec quelques semaines de recul, que représente pour toi le Raid Amazones ?

Une grande leçon d’humanité et d’entraide !

 

Je suis prête à repartir avec pourquoi pas au sein d’une équipe ALTAVIA !

 

 

Etienne St Denis

Étienne St-Denis, la passion des mots

Étienne St-Denis, la passion des mots 1677 1119 Altavia

 

Directeur de la création chez CloudRaker, Étienne St-Denis est passionné d’écriture depuis l’âge de 16 ans. Il y a 4 ans, il publie son premier roman, « L’absence ». Retour sur un parcours riche, nourri de rencontres décisives, où l’écriture a eu le dernier mot.

Quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai commencé à travailler dans une agence publicitaire, Twist Image, en 2001, avant d’avoir validé mon diplôme universitaire. Nous étions alors 6. Six ans plus tard, l’agence comptait… 125 salariés ! Entre temps, nous avons fait évoluer l’offre de service et nous nous sommes spécialisés dans le numérique. J’ai tout appris sur le tas, en lisant des livres. Aujourd’hui, Twist Image appartient au groupe WPP et a été rebaptisée Mirum. J’ai ensuite intégré SidLaee, au sein de l’équipe numérique ; j’y suis resté également 6 ans. Nous avons fait évoluer l’offre de l’agence en la diversifiant et en proposant davantage d’expériences digitales, que ce soit sur le web ou en points de vente : tablettes, projections interactives…

 

A cette époque, vous avez été témoin de gros changements, comme l’arrivée des téléphones intelligents…

Exactement. Et cela a modifié la manière de naviguer sur Internet et par conséquent, l’approche qu’on en avait : écrans plus petits, limitation des données… Nous avons dû nous réinventer. Suite à cette expérience, j’ai fait des piges et, il y a 3 ans et demi, je suis entré chez CloudRaker. L’agence était, à ce moment-là, à un tournant et cherchait à reconsolider son offre.

 

Parlez-nous un peu de CloudRaker

CloudRaker a été créé en 2001 et a toujours été spécialisée dans le digital, en ajoutant notamment, au fil des ans,  du conseil et de la production de contenus. CloudRaker a en effet lancé son propre magazine papier Cloud & Co.

 

Quel était le défi lorsque vous avez intégré CloudRaker ?

Il s’agissait de se recentrer sur l’interactif et la conception d’expériences. L’agence a notamment développé l’application Action Shot, à destination du grand public. Le principe : capturer plusieurs moments d’une action en une seule image. Plus de 2,6 millions de personnes l’utilisent à travers le monde ! Lorsque CloudRaker a rejoint le groupe Altavia il y a un an et demi, nous nous sommes logiquement focalisés sur le secteur du retail.

 

Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre envie d’écrire ?

Entre 12 et 16 ans, mes deux passions étaient le dessin et la guitare. Un peu plus tard, mes parents ont suggéré, pour des raisons financières, que je me dirige professionnellement vers le graphisme et que je joue de la guitare comme hobby. Au même moment, alors que j’étais au lycée, grâce à mes professeurs de philosophie et de français, j’ai développé un intérêt grandissant pour les lettres.  Cette nouvelle passion m’a permis de trouver un autre moyen d’exprimer ma créativité. Très complémentaire. L’écriture est un medium plus tangible et plus pérenne que la musique, par exemple. Et cela demande plus de réflexion. En ce qui me concerne, en tout cas.

 

Comment est née l’idée d’écrire un livre ?

J’écrivais des nouvelles depuis l’école et je voulais me mettre au défi et  savoir si j’étais capable de mener un tel projet à terme. L’exercice cérébral de trouver les bons  mots se perd rapidement…

 

Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Il s’intitule « L’absence » et il est sorti il y a 4 ans. C’est un livre que je voulais très personnel et que j’ai choisi de rédiger à la première personne. Je souhaitais également lui apporter une dimension philosophique, sans qu’il ne devienne pour autant prétentieux. J’ai abordé sa conception de la même manière que mon travail au quotidien, dans le cadre de la création de sites Web. J’ai fait un plan, comme une sorte de « parcours utilisateur », à l’aide de post-its sur deux rangées. Chaque post-it représentait un événement. La rangée située au-dessus symbolisait l’évolution psychologique du personnage et celle du dessous, les moments marquants de sa vie.

 

Petit à petit, à raison d’un chapitre par mois en moyenne, mon livre s’écrivait.

 

Il a ensuite fallu faire un travail de révision, une tâche peu évidente à mener tout seul. J’ai donc fait lire mon livre à plusieurs personnes, ce qui m’a permis de prendre du recul : même si l’écriture est un exercice très personnel, il ne fallait pas oublier que dans ce cas, le but était d’en partager le résultats avec les autres.

 

Que raconte « L’absence » ?

C’est l’histoire de la compréhension que l’on a de la mort, à différentes périodes de notre vie. Le premier chapitre adopte, par exemple, le point de vue d’un enfant de 5 ans. Le second dévoile les pensées d’un adolescent de 16 ans.

 

Comment le livre  a-t-il été publié ?

La Société des Ecrivains m’a proposé un arrangement, à mi-chemin entre l’édition traditionnelle et le compte d’auteur : prendre en charge le travail éditorial, de la relecture à l’impression tandis que je devais gérer la promotion en participant, par exemple, à des événements. Lors du lancement, à Montréal, j’ai réalisé que je n’étais pas un « pro » de l’organisation d’événements !

 

Vos collègues ont-ils lu « L’absence » ?

La plupart de mes collègues ont effectivement lu le livre, et l’ont presque tous aimé. Ils ont notamment apprécié le fait que les points de vue changent au fil des chapitres, apportant une grande variété de tons.

 

Avez-vous un projet de second roman ?

Tout à fait ! Pour l’instant, le projet s’intitule « Le Duel », développant l’idée que chacun de nous souhaite laisser sa marque dans l’Histoire, trouver sa raison d’être. Un sujet sérieux, que j’essaie d’aborder, encore une fois, avec légèreté.

 

Nathalie Lemière

Nathalie Lemière : cœur de finisher, résilience.

Nathalie Lemière : cœur de finisher, résilience. 3264 1836 Altavia

Nathalie Lemière prend le départ du Marathon de Paris, accompagnée de collaborateurs du groupe Altavia.

Elle est normande. Passionnée de voile. Et toujours prête à se lancer de nouveaux défis. Arrivée chez Altavia il y a deux ans, pour intégrer le service achats papier, Nathalie Lemière souffre d’une insuffisance cardiaque depuis 2005. Pour remuscler son cœur, elle court des marathons. Toujours plus endurante et performante. Dans son Blog, Cœur de Finisher, elle raconte son histoire, son combat et son envie de repartir. Prochain challenge ? Un trekking au Japon, avec son ami Marc Vettard. Entretien avec une femme inspirante, capable de déplacer des montagnes.

 

Racontez-nous un peu votre histoire…

En 2005, j’ai subi une opération des varices, normalement banale. J’ai attrapé un staphylocoque doré et suis restée plongée dans le coma pendant 15 jours. Deux arrêts cardiaques, un œdème pulmonaire, un arrêt des reins… les complications se sont succédées. Le staphylocoque détruit le corps, petit à petit. Mon cas était même désespéré selon les médecins. Mais… je m’en suis sortie. Et durant mon coma, je sais que j’ai beaucoup rêvé de bateaux.

 

Que s’est-il passé, lorsque vous vous êtes réveillée ?

J’ai dû réapprendre à marcher. Et j’ai découvert que mon cœur était très fatigué, à 40% amputé – les crises cardiaques nécrosent ce muscle –. Je ne me suis pas laissé abattre et voilà comment, 3 ans plus tard, j’ai commencé à me lancer des défis personnels, comme la course à pied. Mon cardiologue m’a encouragée et m’a même invitée à courir le marathon ou les 100 kilomètres de Millau ! Une manière, pour lui, de me dire qu’il fallait que je coure en endurance, pour remuscler mon cœur. Le plus longtemps possible, sans objectif de chronomètre, sans aller trop vite. L’objectif est de dompter l’insuffisance cardiaque qui vous rend essoufflé au moindre effort, et de mieux la vivre. Cela fait maintenant 12 ans que, chaque année, je me lance des challenges.

 

Quel est le dernier défi que vous avez réalisé ?

Le tour du Mont Blanc, en Juillet 2017. 170 kilomètres, 10 000 mètres de dénivelé, des cols à 2700 mètres d’altitude… Je suis revenue complètement transformée de ces 10 jours. J’ai décidé de témoigner de mon aventure et de mon combat, à travers un blog, Cœur de finisher. Et de partager, avec le plus grand nombre, mon envie de repartir !

 

Quels sont les bénéfices pour votre corps ?

J’ai divisé par 8 mon dosage en médicaments. Grâce au sport, à l’endurance et à la force de mon mental.

 

Vous êtes également une passionnée de voile ?

Absolument. J’ai navigué au Havre dans un club, et je me suis également occupée de la communication d’un projet porté par Damien Seguin, qui est médaillé aux JO d’Athènes et qui se bat pour naviguer avec les valides sur son bateau appelé Des Pieds et Des Mains. A l’époque, c’était révolutionnaire : personne ne voulait naviguer avec lui. Il a donc fait équipe avec l’un de mes amis, Denis Lemaître. Et c’est ainsi que je suis entrée dans l’aventure, m’occupant de la brochure, du site Internet de Denis Lemaître …

 

Quand j’ai vu Commeunseulhomme, j’ai également tout de suite adhéré. En tant que voileuse, je suis toujours sur la ligne de départ ou d’arrivée des marins !

 

Lorsque je suis arrivée chez Altavia, j’ai eu l’agréable surprise d’apprendre que le groupe sponsorisait son bateau, pour le Vendée Globe.

 

Parlez-nous du projet que vous aimeriez réaliser, au Japon…

J’aimerais partir dans les « Alpes japonaises », avec Marc Vettard, que j’ai rencontré sur le Tour du Mont Blanc et qui est devenu un ami. J’ai découvert qu’au Japon, il y avait tout un circuit appelé le Pèlerinage des temples, l’équivalent de St Jacques de Compostelle. Sans oublier le mont Fuji, qui culmine à 3776 mètres. L’objectif est de pouvoir faire des reportages sur ce que je vois et de partager mon cheminement intérieur.

 

Je suis actuellement à la recherche d’un sponsor ou d’un mécène. J’ai déposé un dossier chez Altavia, qui s’est impliqué également lors de la semaine du handicap en faisant imprimer des T shirts.

 

En attendant, vous poursuivez l’entrainement ?

Je ne m’arrête jamais, sinon les bénéfices seraient perdus. Je cours beaucoup de marathons – j’en suis à mon dixième !- , mais aussi des trails de 90 kilomètres en étape. Je fais également des épreuves d’endurance de 6 heures. Je prépare la transition vers le trek.

 

Mon cardiologue me conseille de courir tout le temps, en endurance, et surtout de ne pas me blesser pour éviter les périodes de repos forcé.

 

Quel est votre meilleur souvenir de marathon ?

Le marathon de Paris et ses 40 000 coureurs. Lorsqu’on arrive au 30e kilomètre et que l’on passe près de la Tour Eiffel, voir le public faire une haie d’honneur et crier « Ne lâchez rien ! » est une expérience extraordinaire.

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur :  http://coeur-de-finisher.org