Ce réseau d’épiceries participatives cartonne dans les villages où les commerces ont déserté

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Ce réseau d’épiceries participatives cartonne dans les villages où les commerces ont déserté
thierry
lun 11/06/2018 – 16:34

Activation Commerciale
Ce réseau d’épiceries participatives cartonne dans les villages où les commerces ont déserté

En deux ans, une vingtaine d’Épis ont ouvert en Île-de-France. Derrière cette success-story, une gestion numérique innovante qui permet d’acheter en gros aux producteurs locaux tout en supprimant les intermédiaires et les charges.

(Auteur : Fleur Weinberg)

Créer sa propre épicerie participative, c’est possible avec MonÉpi. Lancée en 2016, la plateforme a déjà permis l’ouverture de 21 commerces. Théophile, son cofondateur détaille : « on s’est dit qu’on allait développer une plateforme qui pourrait être utilisée gratuitement par qui veut ouvrir une épicerie participative rapidement, parfois en un week-end ».  

L’étudiant natif de Châteaufort, dans les Yvelines, confie avoir souffert du manque de magasins de proximité. Les villageoise ont alors l’idée de monter leur propre épicerie participative. « On a essayé de faire venir des boutiques classiques, mais ce n’était pas rentable. Du coup, on a mis en place une épicerie participative, où chacun travaille à tour de rôle. Il y a eu quelques articles dessus et d’autres villes ont voulu avoir la même. »

Outil informatique pour sobriété alimentaire

Pour assurer la logistique, MonÉpi s’appuie sur une plateforme numérique. C’est grâce à elle que l’expérience de Châteaufort a pu être dupliquée. La règle : des produits de qualité, à des prix attractifs. Développée par Alain, cette plateforme gratuite permet de gérer les stocks, les commandes ou la facturation. Le planning est également accessible sur le site. Primordial, car pour pouvoir faire ses courses dans un Épi, chaque adhérent s’engage à travailler deux heures par mois dans l’épicerie. Enfin, les adhérents peuvent commander leurs produits en ligne parmi les 200 à 300 références proposées selon les structures. « Les meilleures ventes des Épis sont le papier toilette, le chocolat et la bière », s’amuse Théophile.

Aucune marge sur les produits

Mais comment MonÉpi peut-il vendre des produits moins chers, qui sont bio et locavores ? Les commandes sont passées au prix de gros grâce à des achats groupés soit entre plusieurs Épis, soit entre plusieurs familles. « Comme les mairies prêtent parfois des locaux, que le mobilier est issu de la récup’ et que la main-d’œuvre est fournie par les adhérents, aucune marge n’est appliquée sur les ventes », explique Théophile.

Manger bio et local

En un an seulement, huit Épis ont vu le jour en Île-de-France. Avec des conséquences directes pour les producteurs des alentours. « Des Épis passaient tellement de commandes de pain, qu’un fournil bio a dû embaucher des salariés », illustre le cofondateur.  

Prochaine étape :  développer une plateforme plus aboutie. « On va aussi accentuer l’aide à la recherche de locaux, car certaines épiceries ont du mal à en trouver un », conclut Théophile. Le succès est tel que collectivités locales et parc régionaux sont désormais demandeurs. D’ici l’année prochaine 50 Épis pourraient ouvrir. Alternative aux grandes surfaces, ces Épis redynamisant des villages ou des quartiers en créant du lien entre les habitants. L’avenir de nos paniers ?

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