L’OCNI de la semaine : Rue Rangoli

Facebooktwitterpinterestlinkedinmail

 

 

Au 74 rue du Cherche Midi, à Paris, la boutique d’upcycling « Rue Rangoli » réconcilie écologie et plaisir de consommer. Un lieu atypique, fondé par Patricia Lavocat, originaire de Pondichéry.

 

100% des produits en vente Rue Rangoli sont issus de matériaux usagés. Boucles d’oreilles en fil de téléphone, sacs en pneus recyclés, tabourets en emballages alimentaires recyclés et tissés, blocs-notes en bouse d’éléphant… Des objets de qualité, tous conçus avec créativité à partir d’objets, déchets ou matériaux usagers.

 

 

Des savoir-faire précieux au service de la planète

Rue Rangoli travaille avec des artisans/designers, qui mettent leur savoir-faire au service de la planète et forment des personnes issues de milieux fragiles ou exclues, pour leur permettre de vivre de leur talent. Réfugiés en Italie, mères célibataires en Afrique du Sud, Artisans sous-rémunérés au Niger ou encore handicapés au Vietnam… chacun peut regagner, grâce à son travail, son autonomie et sa dignité.

 

Parmi les partenaires, les Indiens Mahima et Vijendra, ont mis en place un procédé totalement écologique pour transformer la bouse d’éléphant en papier, pour en faire des produits design 100% organique et … sans odeur. Sachant qu’un éléphant, produit 100 kg de bouse par jour, bien des arbres pourraient ainsi être épargnés.

 

« Je suis originaire de Pondichéry, un petit coin de France en Inde, où j’ai vécu mes 10 premières années, j’y ai puisé ma grande sensibilité aux enjeux du développement et choisi d’ancrer mon parcours dans les valeurs de la coopération. C’est un territoire avec de grandes inégalités qui recèle une richesse humaine que j’ai toujours voulu valoriser. La résilience permet l’émergence de talents et d’objets hors du commun … » raconte Patricia Lavocat

 

 

Une boutique physique, 74 rue du Cherche-midi

Avec l’aide de Paris Initiative Entreprise (PIE), Patricia Lavocat a ouvert sa première boutique physique, en 2018, à deux pas du Bon Marché, dans le 6ème arrondissement de Paris. Les clients sensibles aux questions environnementales et sociales s’y retrouvent mais pas seulement. L’ambition de Rue Rangoli est de toucher un public plus important, en faisant de l’écologie une source de consommation plaisir.

 

 

Un art appelé Rangoli

« C’est en se levant très tôt le matin, que l’on pouvait admirer au village, ces femmes traçant ces motifs géométriques complexes au sol à l’aide de poudre de riz. Ces dessins éphémères nourrissent les animaux de la rue et honorent tous les êtres vivants. Cet art ancestral transmis de mère en fille, sert à la protection et la bienveillance d’une rue, d’un quartier, d’un village et symbolise l’ouverture vers le monde. Un art appelé Rangoli. »