L’OCNI de la semaine : WILDFANG

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Créée par les Américaines Emma Mcllroy et Julia Parsley, la marque Wildfang s’adresse aux adeptes du style tomboy et défend activement ses valeurs : liberté, indépendance, détermination… sans oublier une bonne dose de plaisir.

La « communication for good »

Wildfang incarne parfaitement la « communication for good », attendue par un nombre croissant de clients. La marque s’engage et ne se contente pas des seuls mots ; elle milite et n’hésite pas à passer à l’acte.

 

Des rassemblements politiques sont ainsi régulièrement organisés dans ses boutiques. Une belle manière de réinventer le magasin physique, qui devient bien plus qu’un lieu où l’on vend des vêtements. Chez Wildfang, on se retrouve pour échanger, débattre mais aussi agir. En 2018, la marque a récolté 100 000 dollars pour soutenir financièrement la dernière clinique pratiquant l’avortement dans la ville de Sioux Falls. La même année, lorsque la Première Dame Melania Trump s’est rendue auprès d’enfants réfugiés vêtue d’une veste où l’on pouvait lire « I really don’t care. Do U ?* », Wildfang a riposté en lançant sa collection « I Really Care ». 100% des fonds ont été reverses à l’organisation RAICES, qui défend les droits des réfugiés et des migrants.

 

 

Un parti pris mode clivant mais assumé

Dès sa création, la marque de Portland a souhaité répondre aux besoins de toutes les femmes au look androgyne, qui avaient pour habitude de se vêtir au rayon Homme, sans jamais y trouver de quoi les satisfaire pleinement. La première marque à proposer des vêtements dédiés à une communauté dite « non binaire », avec une dominante féministe et queer.

 

Un parti pris fort, assumé par la marque, quitte à ne pas plaire à une grande partie des Américains (tant d’électeurs de Trump ne partageant pas les mêmes valeurs !). Si l’enseigne est bel et bien clivante, il n’en demeure pas moins que toutes celles qui découvrent la marque et adhèrent à ses valeurs sont embarquées, totalement et pour longtemps. Et sur cette communauté active et prescriptrice, la marque peut compter, pour accroitre sa notoriété.

 

 

*Je m’en fiche complètement, et vous ?

 

 

Analyse par Laure Barillon, Directrice Stratégie et Conseil chez Altavia Nativ