Nathalie Lemière : cœur de finisher, résilience.

Nathalie Lemière

Nathalie Lemière prend le départ du Marathon de Paris, accompagnée de collaborateurs du groupe Altavia.

Elle est normande. Passionnée de voile. Et toujours prête à se lancer de nouveaux défis. Arrivée chez Altavia il y a deux ans, pour intégrer le service achats papier, Nathalie Lemière souffre d’une insuffisance cardiaque depuis 2005. Pour remuscler son cœur, elle court des marathons. Toujours plus endurante et performante. Dans son Blog, Cœur de Finisher, elle raconte son histoire, son combat et son envie de repartir. Prochain challenge ? Un trekking au Japon, avec son ami Marc Vettard. Entretien avec une femme inspirante, capable de déplacer des montagnes.

 

Racontez-nous un peu votre histoire…

En 2005, j’ai subi une opération des varices, normalement banale. J’ai attrapé un staphylocoque doré et suis restée plongée dans le coma pendant 15 jours. Deux arrêts cardiaques, un œdème pulmonaire, un arrêt des reins… les complications se sont succédées. Le staphylocoque détruit le corps, petit à petit. Mon cas était même désespéré selon les médecins. Mais… je m’en suis sortie. Et durant mon coma, je sais que j’ai beaucoup rêvé de bateaux.

 

Que s’est-il passé, lorsque vous vous êtes réveillée ?

J’ai dû réapprendre à marcher. Et j’ai découvert que mon cœur était très fatigué, à 40% amputé – les crises cardiaques nécrosent ce muscle –. Je ne me suis pas laissé abattre et voilà comment, 3 ans plus tard, j’ai commencé à me lancer des défis personnels, comme la course à pied. Mon cardiologue m’a encouragée et m’a même invitée à courir le marathon ou les 100 kilomètres de Millau ! Une manière, pour lui, de me dire qu’il fallait que je coure en endurance, pour remuscler mon cœur. Le plus longtemps possible, sans objectif de chronomètre, sans aller trop vite. L’objectif est de dompter l’insuffisance cardiaque qui vous rend essoufflé au moindre effort, et de mieux la vivre. Cela fait maintenant 12 ans que, chaque année, je me lance des challenges.

 

Quel est le dernier défi que vous avez réalisé ?

Le tour du Mont Blanc, en Juillet 2017. 170 kilomètres, 10 000 mètres de dénivelé, des cols à 2700 mètres d’altitude… Je suis revenue complètement transformée de ces 10 jours. J’ai décidé de témoigner de mon aventure et de mon combat, à travers un blog, Cœur de finisher. Et de partager, avec le plus grand nombre, mon envie de repartir !

 

Quels sont les bénéfices pour votre corps ?

J’ai divisé par 8 mon dosage en médicaments. Grâce au sport, à l’endurance et à la force de mon mental.

 

Vous êtes également une passionnée de voile ?

Absolument. J’ai navigué au Havre dans un club, et je me suis également occupée de la communication d’un projet porté par Damien Seguin, qui est médaillé aux JO d’Athènes et qui se bat pour naviguer avec les valides sur son bateau appelé Des Pieds et Des Mains. A l’époque, c’était révolutionnaire : personne ne voulait naviguer avec lui. Il a donc fait équipe avec l’un de mes amis, Denis Lemaître. Et c’est ainsi que je suis entrée dans l’aventure, m’occupant de la brochure, du site Internet de Denis Lemaître …

 

Quand j’ai vu Commeunseulhomme, j’ai également tout de suite adhéré. En tant que voileuse, je suis toujours sur la ligne de départ ou d’arrivée des marins !

 

Lorsque je suis arrivée chez Altavia, j’ai eu l’agréable surprise d’apprendre que le groupe sponsorisait son bateau, pour le Vendée Globe.

 

Parlez-nous du projet que vous aimeriez réaliser, au Japon…

J’aimerais partir dans les « Alpes japonaises », avec Marc Vettard, que j’ai rencontré sur le Tour du Mont Blanc et qui est devenu un ami. J’ai découvert qu’au Japon, il y avait tout un circuit appelé le Pèlerinage des temples, l’équivalent de St Jacques de Compostelle. Sans oublier le mont Fuji, qui culmine à 3776 mètres. L’objectif est de pouvoir faire des reportages sur ce que je vois et de partager mon cheminement intérieur.

 

Je suis actuellement à la recherche d’un sponsor ou d’un mécène. J’ai déposé un dossier chez Altavia, qui s’est impliqué également lors de la semaine du handicap en faisant imprimer des T shirts.

 

En attendant, vous poursuivez l’entrainement ?

Je ne m’arrête jamais, sinon les bénéfices seraient perdus. Je cours beaucoup de marathons – j’en suis à mon dixième !- , mais aussi des trails de 90 kilomètres en étape. Je fais également des épreuves d’endurance de 6 heures. Je prépare la transition vers le trek.

 

Mon cardiologue me conseille de courir tout le temps, en endurance, et surtout de ne pas me blesser pour éviter les périodes de repos forcé.

 

Quel est votre meilleur souvenir de marathon ?

Le marathon de Paris et ses 40 000 coureurs. Lorsqu’on arrive au 30e kilomètre et que l’on passe près de la Tour Eiffel, voir le public faire une haie d’honneur et crier « Ne lâchez rien ! » est une expérience extraordinaire.

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur :  http://coeur-de-finisher.org