#SDN2019 : l’Agence du Don en Nature présente sa nouvelle ambition

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A l’occasion de la semaine du Don en Nature, l’Agence du Don en Nature (ADN) organisait, le 28 mars dernier au Cirque Bormann-Moreno, à Paris, sa soirée annuelle sur le thème de la précarité des enfants, #DessineMoiUnDon. L’association en a profité pour revenir sur ses 10 ans d’actions et présenter ses ambitions futures, ainsi que son Rapport d’Activité 2018, créé et produit par Altavia Paris, qui accompagne l’ADN depuis sa création en 2009.

L’Agence du Don en Nature s’est donné pour mission d’aider les personnes dans le besoin par la collecte de produits neufs non-alimentaires. “Animé par sa volonté de lutter contre le gaspillage, le fondateur de l’ADN a eu l’idée, il y a 10 ans, de créer un modèle original : récupérer les invendus pour les redonner aux plus démunis.” a expliqué le président de l’association, Christian Ringuet, en introduction de l’événement.

 

 

“Aujourd’hui, en France, 3 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté” a-t-il déploré, en présentant leur démarche inédite de lutte contre l’exclusion des enfants. Or, la mise à l’écart des jeunes issus de milieux défavorisés repose beaucoup sur une attitude matérialiste de la part des autres enfants. C’est ce qu’a tenu à souligner David Besse, Directeur de l’établissement de la Bièvre – Fondation La vie Au Grand Air / Priorité Enfance qui travaille avec l’ADN : “Les produits que nous recevons et les ateliers socio-esthétiques contribuent à aider les enfants à passer au travers de la stigmatisation, qui peut être pénalisante pour se construire un avenir serein. Les enfants ont une meilleure estime d’eux-mêmes avec des produits de marque ou de qualité. Cela leur permet de devenir des enfants ordinaires, même si leur histoire n’est pas ordinaire.”.

 

 

De même, l’étude d’impact 2018 de l’ADN réalisée par A.T. Kearney montre que 88% des personnes ayant accès à des produits de bonne qualité, gagnent en confiance en eux. D’autres chiffres encourageants sur l’activité de l’association ont également été présentés : 30 millions de produits redistribués, 1000 tonnes de déchets évités, 156 nouveaux partenaires associatifs et 41 nouveaux donateurs.

 

Eléa Canipelle, nouvelle Directrice Générale de l’ADN intervenait pour parler de la nouvelle ambition de l’association.

 

Des résultats encourageants, nourris par une ambition forte de développement, exposée par sa nouvelle Directrice Générale, Eléa Canipelle. Pour elle, faire partie de l’équipe, c’est être à la fois bénévole et salarié : “Concrètement, rejoindre l’ADN c’est participer à une mission sociale forte, agir concrètement pour l’environnement et contribuer à l’union entre l’entreprise et notre terrain”. En mettant l’accent sur le rôle clé des ambassadeurs ADN qui est d’être le trait d’union avec les associations et entreprises partenaires, elle évoquait une intention à leur égard : “Keep going!” (Continuez !).

 

 

Une volonté d’engagement que partage l’écrivain Patrick Bourdet : « Je soupçonne les associations de ne pas mesurer à quel point elles sont utiles. Par leurs actions au quotidien, elles changent des histoires et des trajectoires. Et les entreprises donatrices jouent, elles aussi, un rôle social et sociétal majeur. Foncez les entreprises, foncez ! ». Comme le montre Emmanuel Régis – président de l’APATE (association pour l’accueil de tous les enfants) et avocat – dans son témoignage, tout est possible ! « L’arrivée d’un enfant handicapé dans une famille est un bouleversement. Les risques d’isolement et d’exclusion sont forts et c’était l’état de ma famille. Mes 5 années au sein de l’APATE m’ont permis de prendre confiance en moi et de progresser parmi les autres enfants. »  Et c’est ce que l’on retiendra de l’ambiance de cette étonnante soirée : avec passion et conviction, rien n’est insurmontable….tout reste possible !

L’approche Snoezelen ou comment aider les enfants à gérer leurs émotions

Dans le cadre de la soirée annuelle sur le thème de la précarité des enfants, Laëtitia Woudenberg, Directrice adjointe d’un établissement de l’association OSE (Oeuvre de Secours aux Enfants) présentait l’approche Snoezelen à laquelle ils ont recours pour venir en aide aux enfants fragiles.

 

 

Laëtitia Woudenberg lors de sa présentation à la #SDN2019

Né aux Pays-Bas, le projet Snoezelen a été développé dans les années 70. Le terme Snoezelen est la contraction de Snuffelen (renifler, sentir) et de Doezelen (somnoler), que l’on pourrait traduire autour de la notion d’exploration sensorielle de détente et de plaisir. Le but est d’aider les enfants qui ont des difficultés à gérer leurs émotions en les invitant à se détendre pour mieux les comprendre.

 

Pour cela, l’OSE a pour projet d’ouvrir des salles aux ambiances différentes : une salle blanche avec une lumière chaleureuse et apaisante, une salle tactile qui favorise le contact et une salle noire au ciel étoilé composée d’ultraviolets. Dans ces pièces, tout est fait pour que les enfants découvrent leurs sensations et émotions sous un nouveau jour. Bien que l’approche vise les enfants de 5 à 11 ans, l’OSE en aide 55 de 5 à 21 ans. Après l’âge de 11 ans, beaucoup n’ont jamais appris à contrôler leurs émotions et ont besoin d’aide pour faciliter leur quotidien.

 

« Les enfants que nous accueillons vivent des situations familiales très compliquées. Nous souhaitons mettre en place l’approche Snoezelen pour leur apprendre à la fois à lâcher prise, mais également à mettre des mots sur leurs émotions. », soulignait Laëtitia Woudenberg. En faisant appel aux 5 sens, la méthode Snoezelen offre une expérience émotionnelle unique aux enfants handicapés ou instables.